Vous commencerez bientôt, ou vous venez de terminer votre traitement, et une question revient : dents de sagesse et orthodontie, est-ce que ça va ensemble ? Beaucoup de gens ont entendu qu’il faut absolument les faire enlever avant de commencer, sinon tout va bouger. D’autres ont entendu exactement le contraire. Entre les deux, il y a des nuances qui méritent d’être expliquées simplement.
Mythe : les dents de sagesse font bouger les dents du bas
C’est une croyance très répandue. Les dents de sagesse pousseraient vers l’avant, feraient pression sur les dents devant elles, et créeraient le chevauchement des incisives du bas.
Les connaissances actuelles ne soutiennent pas cette explication simple. Ce chevauchement tardif s’observe aussi chez des personnes qui n’ont jamais eu de dents de sagesse. Plusieurs facteurs entrent en jeu : la croissance des mâchoires qui se poursuit à l’âge adulte, la forme des dents, la pression de la langue et des lèvres, l’usure naturelle avec les années.
Autrement dit, retirer les dents de sagesse n’est pas une police d’assurance contre le déplacement des dents. C’est d’ailleurs pour cette raison que la contention, soit le fil fixe collé derrière les dents ou la coquille amovible portée la nuit, demeure la vraie réponse après un traitement.
Quand l’extraction s’inscrit-elle dans un traitement orthodontique ?
Il existe par contre des situations où une extraction des dents de sagesse et le traitement orthodontique se croisent pour de bonnes raisons.
C’est le cas quand une dent de sagesse est incluse (elle reste coincée dans l’os ou sous la gencive) et pousse de travers vers la molaire voisine. C’est aussi le cas quand elle cause des infections à répétition de la gencive qui la recouvre, quand elle nuit à un mouvement dentaire prévu au plan de traitement, ou quand il n’y a tout simplement pas de place pour qu’elle sorte correctement.
Avant, pendant ou après un traitement ?
Il n’y a pas de règle unique. Certaines extractions se planifient avant parce que le mouvement prévu a besoin d’espace à l’arrière. D’autres attendent la fin du traitement, le temps que les racines se forment davantage. Chez plusieurs adolescents, on choisit plutôt de surveiller l’évolution avec des radiographies de contrôle.
Ce que l’orthodontiste regarde avant de décider
L’évaluation repose sur des éléments concrets : une radiographie panoramique qui montre la position et l’inclinaison des dents de sagesse, le stade de développement des racines, l’espace disponible derrière la deuxième molaire, l’âge, l’état de la gencive et les mouvements dentaires prévus.
Ces informations sont ensuite mises en relation avec l’objectif du traitement. Une dent de sagesse qui ne dérange rien aujourd’hui, mais qui bloquera un mouvement dans huit mois, ne se gère pas comme une dent qui sort normalement et ne cause aucun symptôme.
Mythe : tout le monde doit les faire enlever
Non. Certaines personnes ont assez d’espace pour que leurs dents de sagesse sortent droites, restent nettoyables et fonctionnelles. Dans ces cas, il n’y a pas de raison automatique de les retirer.
À l’inverse, l’absence de douleur ne veut pas dire absence de problème : une dent incluse peut abîmer la racine de sa voisine sans faire mal. C’est pourquoi la surveillance radiographique compte autant que les symptômes ressentis.
Une décision qui se prend cas par cas
Dents de sagesse et orthodontie forment un dossier commun, mais chaque bouche a sa propre réalité. L’évaluation orthodontique permet de voir si ces dents influencent votre plan de traitement, et, au besoin, une référence vers un dentiste ou en chirurgie buccale est organisée. Pour discuter de votre situation, prenez rendez-vous chez Orthodontie Saint-Eustache afin d’obtenir des informations personnalisées et bien adaptés à votre cas précis.
